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HOMMEFLEUR historique : site pour les hommes qui aiment les femmes, au point de vouloir leur ressembler !
« Pourquoi m'être privée si longtemps du bonheur d'exister? Il y a bien quatre ou cinq ans que j'ai cessé de fréquenter le site d'Hommefleur, me privant de ce contact si réconfortant avec des copines qui pouvaient me comprendre, avec qui je pouvais partager mon vécu, mes peines et mes joies, mes doutes et mes peurs, mes espoirs et mes rêves. Comme si j'avais voulu me punir d'être moi – ou de manquer, peut-être, du courage de me montrer au grand jour. »
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Je suis bigenre ... donc, je suis normal. Chapitre 5: Essai d'analyse Partie 2_3c

à la fin de ce récit, tu peux donner ton avis

( texte proposé par Lucie Sobek )
Mais, ne peut-on être féminin sans pour autant vouloir porter robes, jupes, soutien-gorge et autres sous-vêtements utilisés par les femmes ?

Malgré le dicton, le moine resterait-il moine sans ses habits de moine ? et l’habit ne serait-il pas l’accompagnant-témoin de cet état monacal ? … dans une sorte de spirale de causes et d’effets.
Mon aspiration à la féminité me pousse à porter des vêtements féminins et ces mêmes vêtements ne m’entrainent-ils pas vers cette identité féminine à laquelle j’aspire et qui m’aspire ?

A moins d’avoir un développement mammaire excessif, le soutien-gorge pour un homme est le plus souvent inutile, et pourtant, c’est le vêtement le plus porteur du fantasme qui nous habite ... Le seul vêtement typiquement et exclusivement féminin, me disait ma psy ...
L ‘’Homme féminin‘’ pourrait-il se satisfaire, pour lui-même, du simple constat de son identité de genre, à la nuance près de ce qui vient d’être dit au-dessus ?…
Parce que ses réactions et ses appréciations le caractérisent en marge de la gent masculine ordinaire, et qu’il en est conscient, le problème se posera rapidement à lui-même (éventuellement il lui sera posé par d’autres, proches ou moins, délicats ou agressifs) d’une juste corrélation entre son comportement mental et son aspect physique.
A moins de se résoudre à entrer en lutte contre lui-même et contre son environnement, la seule solution qui s’imposera à lui sera de s’identifier et d’être identifié visuellement par ‘’les autres‘’ au groupe auquel il pense appartenir ‘’en esprit‘’ et progressivement, cette solution lui semblera la meilleure possible.
Notre désir profond de féminité crée une attirance douce et agréable vers une évolution plus forte, comme vers une sorte de mirage.
Nous y résistons au nom de notre éducation et des règles que la société nous a enseignées et nous souffrons profondément de cette distorsion. Pour prendre une image, nous avançons, un peu à contre cœur, sur une passerelle pentue et savonneuse sur laquelle il y a quelques aspérités et quelques creux, Nous pouvons, plus ou moins, tenter de nous y accrocher et de nous y stabiliser, mais cela, à condition que cette planche ne soit pas secouée trop fortement … Stabilité métastable !...
Qu’est-ce donc qui provoque ces secousses intempestives et violentes de cette passerelle étroite ?
LE TABOU, justement. Les ‘’gens normaux‘’ rejettent cette personne qui leur apparaît comme ‘’anormale‘’ par son état comportemental : un mâle doit être un homme et se comporter comme un homme et une femelle, une femme, et se comporter comme une femme … suivant des critères traditionnels.

Parce que ce tabou ne s’est jamais totalement appliqué aux femmes, parce que le groupe sociétal acceptait plus facilement ce comportement transgenre, et surtout parce qu’elles ont lutté farouchement pour s’en affranchir, les femmes se sont libérées, plusieurs fois dans l’histoire avant d’être reprise par les lois de sociétés patriarcales, du carcan traditionnel sexe-genre, autant dans le domaine vestimentaire que dans tous les autres domaines sociaux et professionnels que la société propose.

Les hommes, parce que ‘’traditionnellement‘’ dominants mais aussi, parce qu’enfermés dans un conformisme éducatif, ont appliqué farouchement le tabou intégral : ‘’ Parce que tu es un mâle, tu seras un homme, mon fils … toute ta vie ‘’ pourrait-on dire en parodiant Kipling...

La petite fraction de ceux qui ont refusé ce précepte s’est trouvé ‘’coincée‘’ devant la double pince des Mecs qui refusaient obstinément la séparation sexe-genre et des femmes pour qui l’arrivée de ces bizarreries ne présentait aucun avantage ou intérêt. Les mères elles-mêmes ont obéi à cette ‘’vieille loi ‘’ afin de préserver l’avenir de leur enfant.
Toute la société concourrait donc à ce que cet interdit perdure.

‘’ Chassez le naturel, il revient au galop ‘’ dit l’adage. Notre naturel s’est imposé, s’est accouché dans la souffrance, rencontrant le mépris et l’opprobre de tous les ‘’Normaux‘’, peut-être plus ‘’Ordinaires ‘’ que ‘’ Normaux ‘’ d’ailleurs…

Face à cet ostracisme, que reste-t-il à faire ?
A être perçu comme une femme, ‘’ A passer ‘’ le mieux possible pour retrouver ce que beaucoup réclament, le droit à l’indifférence !...
De là vient ce désir, quelquefois excessif et à contretemps, d’une féminisation de l’apparence.

Une amie T me racontait qu’à l’automne dernier, elle était allée se promener le long de la mer avec une autre de ses amies accompagnées de leurs deux épouses. Elles s’étaient habillées ‘’en femme‘’, et portaient des jupes de saison, se voulant discrètes et convenables…. Quelle n’a pas été leur surprise de s’apercevoir qu’elles étaient les seules personnes sur cette promenade, en tenue féminine. Les autres femmes qu’elles croisaient et leurs propres épouses portaient des pantalons ...

A l’inverse, on peut aussi trouver la démarche provocatrice des Drag Queens. Plus de discrétion et d’invisibilité mais de l’évidence, de l’ostentation et de la révolte moqueuses et ricanantes…

De cette mise à l’écart, vient aussi le besoin de se rencontrer ‘’entre nous‘’, rencontres le plus souvent assimilées par la société à des ‘’parties fines‘’ et à des pratiques homosexuelles : ce sont des hommes, ils portent jupes et robes, ils s’embrassent … la suite est évidente ...
Eh bien NON. Cette suite n’a rien d’évidente et encore moins d’automatique.
Ce que nous recherchons, c’est de vivre notre identité, pas forcément de recourir à des pratiques qu’un grand nombre d’entre nous rejette…

En fait, nous voulons survivre à notre marginalisation comme le dit cette amie dont j’ai cité le texte de présentation :


J’ai longtemps vécu sur la planète ‘’ Taire ‘’.
Je ne veux choquer personne mais,
je souhaite aussi vivre ma vie
le plus honnêtement possible…



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