barcarena9@gmail.com
inforbart@gmail.com
malucao2017@outlook.com.br
isacczim@ig.com.br



Je me connecte  Hop !
J'ai perdu le mot de passe  Hop !
S'inscrire comme membre du site  Hop !

HOMMEFLEUR historique : site pour les hommes qui aiment les femmes, au point de vouloir leur ressembler !
« Car il importe peu, après tout, d'être ou non physiologiquement une femme si le monde avec un grand M, de l'Eglise à la Maréchaussée, vous reconnait de fait les privilèges accordés au sexe féminin. »
voir toutes les citations des copines

Je suis BIGENRE donc je suis normal (Introduction et historique)

à la fin de ce récit, tu peux donner ton avis

( texte proposé par Lucie Sobek )
Introduction, présentation

Nous, les hommes féminins …

Hommes féminins est-ce vrai ? …Ne serait-ce pas plus juste de dire hommes masculins et féminins…

Donc, je suis bigenre (masculin et féminin) ….
ET donc, je suis normal !

Affirmation ou question, certes mais serait-ce une provocation ? Et pourquoi la ferais-je et à l’attention de qui ?
A une époque où l’idée de genre a pu être assimilée à une théorie plus ou moins fumeuse et perturbante, créant une distinction profonde entre l’appartenance physiologique à un sexe mâle ou femelle et une façon de concevoir sa vie sur un mode masculin ou féminin, se dire bigenre, donc porteur des caractéristiques des deux genres, même partiellement, peut paraître provocateur … et pourquoi deux genres et non pas un nombre plus grand d’ailleurs ?...
Si le sexe se définit dans plus de 95 % des cas humains assez facilement et reste immuable tout au long de la vie de l’individu, le genre n’est définissable ni simplement ni de façon permanente. C’est un nuage de tendances et d’acceptations, de velléités et de réalisations, de désirs et de rêves, d’idéaux et de fantasmes. Le genre n’a pas plus de durée que l’instant présent avec son inconstance et ses contraintes durables.
Si ‘’on ne naît pas femme, on le devient’’ disait S de Beauvoir, on ne naît pas non plus Humain, on le devient tout au long de son existence et de ses expériences de vie …

TRANS genre, voilà donc un petit mot, presque une abréviation, qui n’a cessé de tournoyer dans mon esprit depuis ma jeunesse … qui est ancienne, à tel point qu’en 2011 j’ai rédigé un premier essai sur ce sujet : ‘’Je suis TRANS-genre, donc je suis normal’’
Dans cette première version, c’était l’expression TRANS-genre qui j’utilisais et que je présentais comme une situation normale par sa fréquence, dans l’espèce humaine … Après cette écriture, et les réactions et commentaires nombreux des membres de l’Association Hommefleur, la signification de ce terme a fini par prendre progressivement une toute autre signification. Le terme transgenre m’a semblé souvent trop catégorique et parfois même inadapté. Il m’a paru ou bien perdre de sa précision au fil du temps, ou, au contraire, devenir arrogant et blessant dans la façon de l’utiliser et de l’appliquer à la plupart d’entre nous.
Parce que ce terme ‘’TRANS’’ sous-entend le franchissement net et complet d’une limite, une transgression forte, il m’a, suite à ces nombreuses discussions, paru trop extrême et d’une réalité rarement réalisée.
De plus, parler de genre et centrer son texte sur le travestissement peut aussi poser question. Quelle relation si forte que j’en ai fait le pivot de cet essai, peut-il y avoir entre genre et pratique vestimentaire, entre genre et comportement social ?

Est-ce qu’aimer porter, plus ou moins fréquemment, robes, vêtements et sous vêtements féminins, sans avoir le sentiment de se déguiser, mais simplement d’ETRE et de laisser s’exprimer une partie de soi-même le plus souvent refoulée peut laisser percevoir des signes d’anomalie ou d’inconvenance ?
En quoi, ce comportement dénoterait-il chez la personne qui le pratique une instabilité ou un déséquilibre mental plus grave que la passion pour certains sports ou pratiques socioculturelles péri-sportives ?
Serions nous, du fait de ce choix de vie un peu différent, moins normaux que tous ceux qui suivent _ ou paraissent suivre_ les règles de leur société d’appartenance?

Comme toute personne équilibrée (normale), nous, hommes féminins, sommes constitués, mentalement, de tout un ensemble de tendances et de sensibilités qui nous font agir et nous comporter d’une façon que la société propose ( et impose) ou dans un sens différent et cela, nous le faisons dans l’exercice de notre liberté de personne ce qui exclue le conformisme moutonnier…

De ce fait, c’est le terme ‘’BI’’ de BIgenre qui m’est apparu comme le plus descriptif de notre nature de personne humaine parce que BI signifie l’existence de deux extrêmes, deux pôles au milieu desquels nous naviguons et évoluons au fil des jours et des heures …

Ce que je développe dans les pages qui vont suivre permettra, je le souhaite, de nouveaux débats, mais aussi d’étendre de nouvelles perspectives de compréhension.

Si ce but est atteint, alors j’aurais réalisé mon objectif, celui d’avoir présenté une réflexion, synthèse certes personnelle, sur la notion de genre et le côté humain ‘’ordinaire’’ de la variabilité toute en nuances de son contenu !

« La réflexion est un grand bien pourvu qu'elle n'empêche pas d'agir, et l'activité est une belle chose pourvu qu'elle n'empêche pas de penser. » Citation de Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)

Voici pour terminer cette introduction, le texte du manifeste que nous avons distribué à la ‘’ marche des fiertés ‘’ de Paris en Juin 2011.








Avertissement et rappel historique

Cet essai a donc comme thème principal le phénomène du travestissement, comme une expression particulière à chacun de son ‘’genre’’ personnel dans ses différents aspects.
Qui parle de travestissement voit surgir dans son esprit tout un ensemble de vocabulaires et de mots colorés, plus ou moins sarcastiques sinon injurieux : Trav, Pédé, Folles, Drag, Trans, Homo, Putes … et je ne cherche pas à approfondir l’étendue des termes utilisés pour qualifier, surtout disqualifier d’ailleurs, cette population aussi diverse et étendue que bien d’autres tranches de l’humanité.

Je ne cherche pas à écrire une ‘’ somme doctorale’’ sur le sujet du travestissement, sujet trop vaste et trop diversifié pour l’imaginer aisément. Cela serait aussi difficile que de vouloir définir universellement la voute céleste dont l’apparence ne dépend que de son point d’observation. D’autres s’en chargeront, peut-être… Simplement je souhaite témoigner de mon état de personne au genre mouvant et subtil, et présenter l’analyse que j’en fais.
Afin de rendre plus crédible cet essai, j’ai joint à mon témoignage personnel, d’autres écrits et commentaires de discussions de personnes qui, comme moi, se sont présentées sur Hommefleur et TVQ


Depuis la quinzaine d’années que je fréquente les deux sites Hommefleur ( HF ) et TVQ ( Travestis du Québec ), puis plus récemment d’autres sites connus sur Internet, souvent plus démonstratifs, j’ai découvert cet univers caché qu’est notre monde au genre fluide et il s’agit bien d’un univers, tant les différences sont considérables entre les bigenres comme je pense l’être, les Transgenres, les Travestis, qui recherchent dans leurs habitudes privées ou publiques, autant à répondre à ce sentiment de féminité qui les habite qu’à satisfaire leur soif de beauté, d’élégance et de plaisir sensuel, et les Transsexuelles pour qui, au travers de souffrances souvent incroyables, le besoin de se sentir femme est devenu une exigence de tous les instants et chez qui, la ‘’ femme intérieure’’ est devenue l’ogresse du mâle et du garçon qu’ils étaient.
Découverte plus que fantastique, souvent à la limite du concevable…

Je vais donc souvent reprendre des textes tirés de discussions, sur les sites HF et TVQ à différents moments, en ‘’consistance’’ de ceux que j’ai déjà publiés.


Un mot de présentation de ces deux entités HF et TVQ :

Ces deux sites Internet, francophones, sont des associations qui regroupent des personnes se considérant de près ou de loin comme bigenres, transgenres, travesties ou/et transsexuelles

TVQ s’est éteint au cours de l’année 2007 du fait d’un accident de santé de son animatrice, HF s’est créé au cours de l’année 2006, en parallèle et sur le modèle puis dans les traces de TVQ.

Après un démarrage et une conduite ‘’ bénévole ‘’ par sa fondatrice, Jeanne, Hommefleur, qui n’était qu’un site internet, a connu de graves difficultés en octobre 2010, principalement dues aux comportements particulièrement agressifs de personnes considérant que l’opération chirurgicale de ‘’ réassignement sexuel ‘’ était la seule marque réelle des ‘’ vrais ‘’ travestis ‘’ et que tous les autres n’étaient que de pitoyables ‘’ Trav de salon ‘’ !....

Temporairement fermé, HOMMEFLEUR a redémarré, sous la forme d’une association loi 1901, déclarée officiellement, en janvier 2011. Cette association possédait un site Internet ‘’ Hommefleur.net ‘’ accessible gratuitement, pour sa partie publique et une partie privée, ouvert seulement aux inscrits ayant acquitté leur cotisation, leur donnant la possibilité de déposer des photos, de participer à des forums et des ‘’chat’s’’, d’échanger au travers d’une messagerie interne MIME, d’insérer des ‘’ petites histoires ‘’ et d’écrire un journal intime, le tout surveillé et contrôlé par les membres du conseil d’administration dans l’esprit donné en exergue : ‘’ un peu de dentelle sortant du soutien-gorge, mais pas plus ‘’

Durant l’année 2012, près de 8000 photos ont été déposées sur les albums (accompagnées de plus de 40000 commentaires et appréciations), 4300 interventions écrites dans presque 300 forums, 260 témoignages, 620 ’’ petites histoires ‘’ et 190 ‘’ cahiers intimes ‘’ mis à la disposition des participants.
C’est dire la vitalité de cette association, son dynamisme et la volonté de communiquer qui animaient les unes et les autres.

Au bout d’un peu plus d’un an d’existence, nous étions presque 800 inscrits, hommes et femmes ‘’ BIO ‘’
Sa première Assemblée générale s’est faite le 28 Janvier 2012 près de Tonnerre, cité du Chevalier d’Eon. Elle a rassemblé pendant deux jours une quarantaine de personnes et a fait l’objet d’une publication dans la presse locale.
Depuis cette date, l’association a tenu chaque année, en plus d’autres activités, son assemblée générale en divers lieux avec une participation d’une trentaine de personnes, à chacune d’entre elle.
,
Le mot d’une amie dit bien ce que peut être la réalité d’un tel groupe : un lieu de concentration et de prise de conscience, c'est-à-dire un milieu où des personnes solitaires, en recherche de compréhension et d’équilibre intellectuel pour elles-mêmes vont rencontrer, simplement et sans ‘’Gourou’’, d’autres personnes, éventuellement plus pacifiées vis-à-vis de leur état dont elles ont mieux compris l’aspect normal et naturel. Cette compréhension, toujours partielle leur permet de mieux assumer cette particularité devenue consciente de leur personnalité. Par des échanges et des discussions sur les forums, sans jouer les ‘’Guides Eclairés’’, elles vont les conforter et rompre leur solitude psychique afin qu’elles puissent évoluer vers un éclatement du carcan social qui les écrase, une libération de leur vie et l’épanouissement de leur personnalité.

Il est donc normal qu’il y ait un Turn-Over important entre celles qui ne trouvent pas, dans cette association, ce qu’elles recherchent plus ou moins consciemment, en terme sexuel, et celles qui ayant muri, vont chercher ailleurs d’autres modes d’expression de leur féminité libérée.
Il est tout aussi important qu’il y ait un groupe de résidentes ‘’ libres ‘’ qui vont, par la liberté de leur discours, donner à ces nouvelles arrivantes les moyens d’assurer leur propre maturité.
En un mot, HF se veut un lieu de libération et non un clan sectaire.
Malheureusement, ce site s’est éteint brutalement au mois de janvier 2019 ne réussissant pas à survivre aux dissensions et orientations opposées de certains de ses membres devenus dirigeants … J’ai donc quitté, depuis ce temps, toute appartenance à cette association ou à toute autre similaire… mais je me sens bien seul …
Et puis, miracle récent, Jeanne a décidé de réanimer ce groupe et à ce jour, nous sommes presque 70inscrites et le nombre augmente presque chaque jours …

Pourquoi cet afflux (tout relatif) ?
Parce qu’aux dires des unes et des autres, HF leur a apporté cet environnement et ce lieu d’échange où ‘’il fait bon vivre ‘’ … point de vue que je partage totalement …



*********************


Comme je l’ai annoncé ci dessus, tout au long de ce texte, les termes de sexe et de genre seront différenciés parce que presque indépendants l’un de l’autre.

Je n’ai pas voulu saucissonner les différentes perceptions plus ou moins complexes à élaborer que certains spécialistes construisent de l’idée de sexe. Je ne le suis pas, spécialiste, et en tant qu’être humain, nous rappelle Boileau, ‘’ce qui se conçoit bien, se dit clairement et les mots pour le dire viennent aisément‘’… enfin presque aisément !...

Succinctement, car j’y reviendrai plus tard,

Le terme de ‘’ SEXE ‘’ se réfère aux organes assurant les fonctions génitales ‘’mâles‘’ et ‘’femelles, ‘’. Ces deux groupes représentent plus de 95% de la population humaine, les 5% restant étant constitués de cas particuliers et rares, plus ou moins viables, ce qui ne retire rien à la qualité de ces personnes et à leurs subtilités de genre.
Le terme de ‘’ GENRE ‘’ décrit la perception que tout un chacun peut avoir de son mode de comportement et de ses relations sociales au travers de ses tendances, de ses goûts et sensibilités et la manière dont il désire de les exprimer.

Si le sexe d’une personne est immuable puisque largement lié à sa nature chromosomique ou hormonale et cela, malgré les interventions chirurgicales qui peuvent être engagées, le ‘’GENRE’’, au contraire, est mobile et variable puisqu’il dépend de son humeur, de sa sensibilisation émotionnelle ou de toutes situations existentielle amenant et entrainant un ensemble d’actes relationnels.
Je reviendrai plus en profondeur sur ce côté majeur de la personnalité, de notre personnalité.



Ce document est, je le redis, construit à partir de témoignages recueillis ou reçus de personnes que j’ai rencontrées ou fréquentées dans le cadre de ces deux associations d’ hommes ‘’ masculins-féminins’’, TVQ et Homme Fleur.
Son objectif est que vous puissiez, les considérer non plus comme des personnes bizarres ou des trav plus ou moins pervers, mais simplement comme des personnes ayant conscience de leur personnalité bigenre, nuancée et facettée, des personnes éveillées à cet état et le vivant aussi normalement qu’ils le peuvent, là où ils demeurent ...

Je vous propose, tout d’abord, quelques petites histoires diverses par leurs origines et leurs époques mais, me semble t-il bien ‘’ciblées’’…

=================================


Avis des 11 lecteurs - note moyenne : 3.64 / 5
Merci de donner une petite note sur ce texte : j'ai aimé...

1 Pas du tout
2 Un peu
3 Beaucoup
4 Passionnément
5 A la folie
Accès au site version smartphone - Contact webmaster